Me Mochizuki expliquant l’onde à l'aide de sa ceinture (Aix-en-Provence, 2008)
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Me Hiroo Mochizuki avait le désir de poursuivre les études de son père, Me Minoru Mochizuki, qui prônait l’étude de nombreuses disciplines martiales et les enseignait dans son dojo nommé yoseikan (Shizuoka, Japon). S’interrogeant sur le fait que durant les guerres féodales japonaises les samurais combattaient dès l’âge de 14 et maîtrisaient le tir à l’arc, le sabre, la lance ou le cheval, Hiroo Mochizuki a eu la conviction qu’un éléments devait unifier toutes les disciplines martiales.
C’est un claquement de fouet qui lui a montré la voie. Il observait un artiste de cirque utiliser un fouet avec un couteau au bout. En voyant la puissance développée pour enfoncer profondément le couteau dans l’arbre, il a compris que c’est l’énergie ondulatoire, l’onde, qui est à la base de tout mouvement. Grâce à ce constat, il a pu observer les similitudes très fortes entre les différentes techniques, entre un coup de poing et une technique de projection par exemple, ou un mouvement d’arme. Et découvre que les mouvements sont similaires, seul change la logique d’utilisation. « Le corps a ses grandes logiques profondes. Quand on commence à les connaître, on s’aperçoit qu’il n’y a qu’un seul art. Pas deux, un seul », explique Me Hiroo Mochizuki.
Ses recherches l’amène progressivement à créer sa propre école à la fin des années 60, le yoseikan budo. Il choisit ce nom en hommage au dojo de son père, le yoseikan. En 1975, la 1èreaffiliant ainsi ses élèves à l’école de son fils, le yoseikan budo. fédération de yoseikan budo est créée. Depuis cette date, l’école yoseikan budo s’est développée dans une vingtaine de pays. Hiroo Mochizuki a présenté régulièrement à son père le développement de sa discipline. En 2000, Me Minoru Mochizuki a nommé son fils Hiroo soké (responsable moral) de l’école yoseikan,
Aujourd’hui, près de dix mille pratiquants sont affiliés à la fédération internationale de yoseikan budo.
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